+ Playlists

Ce que le postérieur de Beyoncé nous a appris cette semaine...

Crédit photo : Kevin Mazur via Getty Images
Ce que le postérieur de Beyoncé nous a appris cette semaine...
Ceux qui ont écouté les Grammys cette semaine ont pu sentir leur mâchoire se décoller tranquillement de leur visage durant la performance de la diva par excellence, Beyoncé. Vous n'étiez pas les seuls, moi aussi. Et tout l'Internet aussi, bien évidemment.

Si certains étaient « impressionnés » par le derrière de la Queen, d'autres étaient plutôt choqués par ses déhanchements à l'écran. À ceux-là, j'ai envie de répondre: Beyoncé est une madame, elle peut bien faire ce qu'elle veut de son corps. MERCI.

Crédit: Getty images

Ce qui a toutefois attiré mon attention, c'est ceux qui en ont profité pour faire état du faux féminisme de la baronne. En fait, j'étais étrangement d'accord avec eux.

Beyoncé a toujours utilisé son corps pour asseoir son féminisme à elle. Un genre de statement d'artiste qu'elle emploie depuis ses tout débuts, si j'ose le croire. Elle représente un peu l'apogée de l'idéologie bien-pensante qui aime tant nous rappeler d'aimer notre corps et nos courbes. Chose qu'elle fait très bien, cela dit.

Néanmoins, il y a toujours eu un paradoxe déguisé en malaise autour de l'image de l'artiste. D'un côté, elle revendique le statut - féministe - de la femme forte, indépendante et en contrôle. D'ailleurs, elle s'est inspirée du vidéo ci-dessous de l'écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie dans sa chanson Flawless. Je vous invite à l'écouter ici :


Et d'un autre côté, sa musique est parfois remplie d'allusions sexistes et de dérapages malaisants. Dans le cas de la pièce Drunk In Love en duo avec son homme, le malaise était gros comme le bras et en a d'ailleurs fait sourciller plus d'un. Dans le couplet de JAY-Z, on peut entre autres entendre des paroles comme :

« I'm Ike, Turner, turn up / Baby no I don't play / Now eat the cake, Anna Mae / I said eat the cake, Anna Mae »

Pour ceux qui n'ont pas compris, il s'agit d'une référence à Ike Turner, le mari ultra violent de la divine Tina Turner qui, un jour, l'avait forcée à manger du gâteau en l'écrasant dans sa face...

Ce qui est donc intéressant/déconcertant dans la performance de dimanche dernier est que Jay-Z ait pu rapper ces paroles évocatrices devant un public comme si de rien n'était. Dans un contentement général frappant. Et d'une certaine façon, Beyoncé l'a endossé. Après tout, c'est sa TOUNE. C'est passé comme dans du beurre, comme on dit...Voilà ce qui m'a le plus dérangée, au-delà du postérieur incroyable de la belle. Et qu'on en revienne, ce sont juste des fesses!

Cette semaine, j'avais donc envie de dire ceci à Beyoncé: « Bee, je t'aime, mais fais relire tes textes avant d'en faire une chanson la prochaine fois... et ce, même s'ils sont écrits par ton monsieur. XOXO Marie-Ange. »

Qu'en pensez-vous?