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Tomber en amour avec les cutes collages de Marin Blanc. <3

J'ai tellement tripé quand je suis tombée sur les collages de Marin Blanc que je n'ai pas pu me retenir de propager la bonne nouvelle. La demoiselle derrière cet art divin se nomme Marianne Leblanc, elle a 23 ans, et elle va jusqu'à découper son nom pour créer son pseudonyme. 

Elle est designer graphique depuis sa toute première job, le catalogue annuel du magasin des commerçants S&P Ltée. Marianne aime la musique, les arts, les plantes et les choses faites à la main, dont on peut sentir le caractère et les imperfections.

J'aime connaître l'histoire et les motivations des gens qui poussent leurs passions à fond. J'ai donc eu la chance de poser quelques questions à cette artiste inspirante. 

Crédit photo : Jean-Philippe Sansfaçon

Comment en es-tu arrivée à faire de l’art aujourd’hui?
Ça remonte à toute jeune. J’ai grandi dans une famille où l’art et la créativité ont toujours été beaucoup encouragés. Ma sœur et moi on préférait « jouer » avec du papier, des crayons, etc., qu’avec des jouets. On n'en avait pas beaucoup d’ailleurs. Chez mes grands-parents, il y avait des boîtes de « découpettes » que ma grand-mère préparait avec des coupures de journaux et de catalogues Sears, entre autres, pour qu’on s’amuse quand on venait en visite.

Te sens-tu privilégiée de pouvoir « vivre » de ton art?
Ce n’est pas autant un privilège qu’un choix de vie. Et je ne peux pas encore dire que j’en « vis » exclusivement. Faut être prêt à faire des concessions parce que c’est certain que c’est moins stable que d’autres types de carrières.

Tu fais principalement des collages et dessins. As-tu d’autres spécialités?
J’ai commencé ben jeune à faire de la couture et du tricot. Avec ma sœur, on travaille actuellement sur un projet de boutique d’accessoires justement.


Crédit Photo : Marin Blanc

Quels sont tes plans pour plus tard?
J’ai toujours beaucoup aimé fabriquer des choses et m’entourer de belles affaires. Et c'est ça que je fais avec mes collages. Ça s’applique à pas mal toutes les sphères de ma vie. Je préfère me faire mon propre assemblage pour me faire la carrière qui me va. J’ai plusieurs intérêts qui ne sont pas dans la même catégorie d’emploi, mais qui ne sont pas pour autant incompatibles. Graphisme, illustration, couture, etc., tout se nourrit. Ça sonne quétaine, mais je voudrais que ma carrière reflète ma vision des choses. Donc pas un titre précis, mais un melting pot de tout ce que ça me tente de faire!

Quel est ton rêve?
Compte tenu de ce que je fais, mon rêve serait de m’installer un atelier hyper-confo, pour ce que je fais déjà, et d'avoir ultimement un atelier de sérigraphie en plus.

De quelle œuvre es tu la plus fière? 
En juin dernier, après une pause d’au moins un an de projets personnels, j’ai commencé un journal de collages. J’essaie d’en faire en moyenne un par jour. Ça fait une couple de fois que j’essaie ça, mais cette fois-ci ça a duré pour vrai! Ça m’a remis dedans dans le temps de le dire, et à force d’en faire et de pratiquer, j’ai vraiment développé mon style encore plus. C’est principalement des sélections de ça que je partage sur Facebook, sinon tous les collages sont publiés sur marinblanc.tumblr.com.

Crédit photo : Marin Blanc

Joues-tu d’un instrument?
J’aurais bien aimé, parce que la musique est ben importante dans ma vie. Alors, je fais ce que je peux pour faire quelque chose qui y est relié : des affiches, des pochettes de CD, etc.

Qu’est-ce qui t’inspire dans la vie et dans ton art?
Lino, Agata Krolak, Orange Tango, Atelier Bingo, Ricardo Cavolo

Ta bouffe préférée :
C’est à égalité entre sushis et Kraft Dinner, aussi réconfortant et bourratif l’un que l’autre.

Ta musique préférée :
Presque tous mes amis font de la musique. Et sincèrement, j’adore ce qu’ils font. J’peux pas les nommer, il y en aurait trop. Sinon, j’peux pas passer à côté de Beck, Patrick Watson, Antoine Corriveau et Philippe B. Et du Gerry Boulet de temps en temps dans les oreilles, c’est un must.


Alors, pour terminer en beauté : enjoy! ;)
 

Crédit vidéo : Sylvain Côté/Youtube