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Slow Factory : entrevue avec une créatrice éthique et engagée.

Crédit photo : Slow Factory
Slow Factory : entrevue avec une créatrice éthique et engagée.
En entrant dans le studio tout blanc dans Bushwick, Céline Semaan Vernon m’attendait, tout sourire, avec de délicieuses pop-tarts faites maison. Lorsque Carolane m’a proposée d’aller interviewer une designer basée à NYC, j’étais loin de me douter que j’allais rencontrer une femme aussi inspirante!
 

Crédit : Véronique LeVasseur
 
Le studio Slow Factory propose des carrés de soie éthique, tissée en Italie. Chaque collection est produite en collaboration avec une ONG qui travaille à la défense de l’environnement ou des droits de l’homme. La dernière collection de Slow Factory, Petit Atlas, soutient les efforts de la WWF-Fonds et met en vedette les blogueuses de Urban Bush Babes.
 
Présente-toi aux lecteurs et lectrices de TPL.
Mon nom est Céline Semaan Vernon et je suis originaire de Beyrouth au Liban. Réfugiée à Montréal pendant la guerre au Liban, je suis retournée dans mon pays d’origine à l’adolescence. Puis, j’ai habité Paris, New York et je suis revenue à Montréal. J’ai parcouru beaucoup de kilomètres avant de finalement m’installer dans Brooklyn!
 

Crédit : Véronique LeVasseur
 
Comment ton entreprise a-t-elle pris forme?
J’étais designer d’interactions et directrice artistique sur le Web, et j’ai eu envie de faire quelque chose pour moi. J’ai donc lancé Slow Factory.
 

Crédit : Véronique LeVasseur
 
Où puises-tu ton inspiration?
En travaillant sur le projet de Creative Commons (une licence pour les œuvres libres de droits), je me suis dit que les images de la NASA devaient être vues et exploitées sous une autre forme que seulement dans l’écran (pensez à votre fond ou économiseur d’écran).
 

Crédit : NASA/flickr

Toutes ces heures à survoler la planète en avion m’ont fait voir le monde d’une façon différente, nommée l’overview effect. Du ciel, il n’y a plus de frontières et je ne me sens plus rattachée à un pays en particulier. Alors, comment fait-on pour se sentir ainsi connecté avec l’humanité quand nous sommes pris dans notre 9 à 5? C’est comme ça que m’est venue l’idée d’introduire ces magnifiques images de la Terre d’une autre manière, dans le quotidien des gens.
 
Travailles-tu seule ou en équipe?
Je fais la conception seule, mais je travaille avec d’autres personnes pour la production en Italie et la commercialisation. D’ailleurs, je m’entoure de blogueuses que j’aime : Man Repeller, les sœurs Quann, Nadia Aboulhosn, etc. pour promouvoir mes collections.
 

Crédit : Slow Factory
 
Pourquoi le carré de soie?
Ça m’est venu tout naturellement, car au Liban, les gens portent beaucoup de foulards. Pas seulement par conviction religieuse, mais dans la vie de tous les jours : pour se cacher du vent, à la plage sous forme de paréo ou comme simple accessoire mode. Ensuite, la soie s’est imposée d’elle-même, car je veux offrir des produits éthiques de qualité et non pas du « Made in China ». J’ai retracé l’origine du carré de soie; ce qui m’a amenée à Como, en Italie, où sont fabriqués mes foulards.
 

Crédit : Slow Factory
 
Comment entrevois-tu l’avenir avec ton entreprise?
J’ai déjà commencé la conception de ma prochaine collection, portant sur les réfugiés syriens. Éventuellement, j’aimerais produire des vêtements, pas seulement des foulards. Je vois des chandails, des souliers, des robes de gala, même!
 
Si tu pouvais voir tes créations sur une personnalité connue, morte ou vivante, qui voudrais-tu que ce soit?
J’en ai trois : Amal Clooney, Michelle Obama et Malala Yousafzai. Ce sont toutes des femmes inspirantes!
 

Crédit : Slow Factory 
 
Vous pouvez vous procurer les foulards de la collection Petit Atlas sur le site Internet de Slow Factory. Ces foulards sont, à mon avis, des pièces de qualité et intemporelles : votre cost-per-wear sera vite rentabilisé. Sans oublier que ces carrés de soie soutiennent des ONG et sont fabriqués de façon éthique. Bref, j’ai un véritable coup de cœur pour les produits et la créatrice de Slow Factory. 

 Que pensez-vous de la collection Petit Atlas? Quel est votre foulard préf’?