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L'anxiété de performance : pas facile à surmonter

Crédit photo : Camille Perreault
L'anxiété de performance : pas facile à surmonter
« L'anxiété de performance est un état d'appréhension, de tension ou de malaise causé par la peur de l'échec. »

Ouais, c'est pas mal ça que je vis depuis l'enfance.

Pourtant, mes parents ne m’ont jamais reniée parce que je n’avais pas réussi un mouvement à la gymnastique ou un examen à l’école. Non, moi, je faisais ça tu-seule, me mettre de la pression.

Je voulais être bonne avant même de connaître la matière ou la tâche à effectuer. Je dirais même que je voulais être la meilleure. Pas pour être la fin finaude de la place, mais juste pour recevoir de bons commentaires. Pour plaire.

J’ai déjà été perfectionniste. Il m’est arrivé de réécrire un texte à la main, durant un examen de français au secondaire, juste parce que je trouvais que je n’avais pas utilisé une assez belle calligraphie. D’ailleurs, la prof a dû me retirer la feuille des mains quand le temps était écoulé… 
 

Crédit : Sarcasm4lunch/Tumblr

Bref, je ne sais pas d’où ça vient exactement, mais encore aujourd'hui, j'ai souvent le réflexe de vouloir être parfaite, et ce, du premier coup, au premier essai. Sinon, je suis déçue de moi.

Ça fait que quand une personne critique ou met en doute quelque chose que je fais, j’ai de la difficulté à faire la part des choses. Je me tape sur la tête, facilement. Ça fait que je me compare souvent et il m’arrive de me dénigrer.
 Par contre, le temps passe et j’ai vieilli. Je connais mieux mes forces et mes faiblesses. Je suis capable de les nommer sans m’en morfondre. Je me sens plus compétente et je sais que j’ai de la valeur. Je suis consciente que l’erreur n’est pas un échec.

« À quoi servent les chutes, Bruce? À se relever. » Oui, j’ai un chum geek et je fais des citations de Batman.
 

Crédit : Itskeem/Tumblr

Je me dis aussi qu’on a toujours quelque chose à apprendre. Peu importe l’âge ou l’expérience qu’on a dans un domaine spécifique. Un prof, à l’université où j'étudiais, m’avait dit que chaque fois qu’il passait le cadre de porte de son local, il se répétait la phrase suivante : «  Je ne connais rien. » Même si ça faisait 20 ans qu’il enseignait.

Bon, c’est bien beau et poétique, tout ça, mais je mentirais si je disais qu'en moi, il n'y a plus de trace de ce désir de perfection. Ce temps n'est pas entièrement révolu. 

On n’est pas parfait, hein!?

Vous mettez-vous de la pression sur les épaules, vous aussi?