Aller au contenu
Démythifions le baccalauréat en mode de l’UQÀM
Crédit: Alexandra Mayor

Il y a quelques années, ma belle-mère m’avait dit d’aller étudier en mode, qu’elle me voyait vraiment dans ce domaine-là. Ayant un peu de préjugés moi-même envers de telles études, j’ai plutôt choisi de me diriger vers un autre type de baccalauréat. Après un an, j’ai fini par me rendre compte que la passion que j’entretenais pour les vêtements et le style pouvait devenir un sujet d’étude et même un futur métier. C’est ainsi que je me suis inscrite à l’UQÀM, au baccalauréat en commercialisation de la mode
 

 
Crédit : Giphy
 

Depuis, quand je dis aux gens que je rencontre que j’étudie en mode, j’ai toutes sortes de réactions… Je vous en liste quelques-unes, histoire d’en rire un peu!

1. « Ok, mais… tu vas faire quoi de ta vie, genre? » 
Plein de choses, mais merci de t'inquiéter pour mon avenir. En fait, mis à part peut-être la concentration en design et stylisme, plusieurs domaines me sont accessibles : communication, publicité, marketing, achats, stylisme, consultant, etc. Pour une liste complète, allez voir ici.

2. « Ça doit tellement être facile à faire, ton bac… »
Euh… Nope. Les gens ont souvent tendance à penser que nous avons juste ben du fun et que nos travaux se résument à faire des comptes rendus de tendances ou de nos séances de magasinage. En fait, nous devons suivre des cours sur de multiples sujets tels l’histoire de la mode, la psychosociologie, le marketing, même les maths.

Crédit : Giphy
3. « OMG! Il faut trop aller magasiner ensemble bientôt! »

Crédit : Giphy
J’adore magasiner, for real, j’adore y aller avec des amis et les conseiller. Par contre, il est faux d’assumer que la personne qui étudie en mode sera au courant de 100 % de toutes les tendances de l’univers et pourra vous refaire votre garde-robe en une séance de magasinage. Chacun à ses besoins, son mode de vie, sa silhouette, et tenter de cerner tout ça en une séance de magasinage est très difficile. Ce n’est pas pour rien que le stylisme est un métier!

4. « Tu sais que c’est un domaine dans lequel il vraiment difficile à percer, hein? »
Oui, mais je sais aussi qu’il y a une saturation en terme d’étudiants dans le domaine du droit, que ça prend plusieurs années à un prof avant d’avoir une permanence, puis que c’est aussi très compétitif en communication. Je pense que dans les conditions actuelles de travail et de société où tout change très vite, chaque domaine comporte sa part de compétitivité. Puis, de toute façon, un peu de challenge, ça fait de mal à personne!
 

5. « Trop cool ! Donc tu dessines et tu couds dans tes cours? »
Pas tout à fait, quoique ça m’arrive bien souvent de dessiner pendant mes cours alors que je devrais écouter, oupsie. Ce qui arrive, c’est que les gens confondent ou ne savent tout simplement pas qu’il y a plusieurs branches au baccalauréat en mode.

Ce qui m’amène à vous les décrire brièvement.

Concentration design et stylisme de mode :
Magalie Héroux, étudiante dans cette branche me disait que cette concentration sert vraiment à développer des compétences en tant que designer de mode. Dans un sens, c’est la branche la plus « concrète » et créative du baccalauréat, parce qu’elle forme les étudiants à transformer et travailler les textiles. Il est obligatoire de présenter un portfolio avec des illustrations mode ou des vêtements confectionnés afin d’être admis au baccalauréat.

À ce stade-ci, elle me mentionne aussi qu’il est important d’avoir un bon background en couture et en techniques, parce que le baccalauréat n'apprend pas tant à coudre ou à assembler un vêtement, mais plutôt à être capable d’interpréter les tendances actuelles et futures afin d’en créer des collections, entre autres.

Crédit : Alexandra Mayor 
Concentration commercialisation de la mode :
Ma branche, héhé! Bien qu’elle possède aussi une part de créativité, la concentration en commercialisation de la mode est plus axée sur la mise en marché du produit mode ainsi que sur la gestion de sa chaîne d’approvisionnement. Nous sommes amenés à comprendre les sociétés et les comportements d’achat afin de cerner le mieux possible notre consommateur et notre marché. Nous sommes souvent le lien « commercial » et de création d’image de marque entre le créateur et le client.

Le seul prérequis pour cette branche est d’avoir suivi un cours de mathématiques au Cégep (genre stats). Parce que oui, nous avons des cours de comptabilité et de statistiques dans notre cheminement!

Concentration gestion industrielle de la mode :
C’est la branche qui est souvent moins connue et recherchée par les étudiants, alors qu’elle est pourtant super importante dans l’industrie. Les étudiants y apprennent à gérer toute la production, du début à la fin. Carolane Stratis a d’ailleurs étudié et gradué dans ce domaine! Elle me racontait que malgré un temps assez important passé sur Excel pendant son bac (miam, Excel, not), elle a surtout appris le coût réel d’un vêtement, toutes les notions d’import et d’export ainsi que plusieurs notions reliées à la gestion pure et dure. Quoi de mieux comme connaissances, puisqu’elle gère maintenant deux blogues collaboratifs! Cette branche du baccalauréat a le même prérequis que celle en commercialisation de la mode.

Au final, peu importe la branche choisie, toutes vont ensemble. Nous partageons d’ailleurs plusieurs cours en commun et notre milieu de travail nous amène à cohabiter. Ultimement, nos compétences spécifiques sont différentes et permettent de nous compléter. L’industrie de la mode est très vivante, créative et offre beaucoup de possibilités de développement. C’est une chance d’avoir accès à un programme d’étude dans le domaine.

Crédit : Alexandra Mayor 
 
Et vous, êtes-vous tenté par des études dans un tel domaine? 
Plus de contenu