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Le diaphragme contraceptif et moi : une jeune histoire d’amour

Crédit photo : montage par TPL Sex Guru
Le diaphragme contraceptif et moi : une jeune histoire d’amour
La pilule contraceptive ne m’aime pas. Les condoms, pas tant que ça non plus. Et j’ai une peur bleue des objets non identifiés dans ma ploune, comme le stérilet. Avant de sauter aux conclusions et de m’apposer l’étiquette de « jeune madame névrosée et hypochondriaque qui exagère », laissez-moi vous raconter mon petit parcours contraceptif et comment, après des années d’essais et erreurs, je suis tombée sur ce nouveau moyen de contraception vieux comme le monde.

J’ai flirté avec la pilule contraceptive pendant longtemps, c'est-à-dire depuis l’âge de 16 ans. Raison officielle donnée à ma mère : pour contrôler mes crampes et ma peau déchaînée d’adolescente. Raison secrète : je voulais être prête pour le grand amour puis les activités physiques et sexuelles qui viennent avec.

Malheureusement, les seuls semi-avantages de prendre la pilule étaient ma peau plus ou moins calmée par cette pluie quotidienne d’hormones synthétiques et la chance de ne pas être une teen mom. Les inconvénients ont pris le dessus : prise de poids, douleurs aux seins, saignements entre mes menstruations faisaient partie de mon quotidien et étaient, à la limite, tolérables. À cette liste d’effets secondaires se sont ajoutées des vaginites chroniques, une chute de libido estimée entre 80 et 175 %, mais aussi une série de nuages noirs qui me suivaient sans cesse et affectaient ma santé mentale. Bref, j’étais l’exception à la règle et, malgré le fait que j'ai essayé quatre marques et types de pilules à taux d’hormones différents, il n’y en a pas une qui ait vraiment répondu à mes besoins.

Je me suis résignée aux condoms qui, malgré l’irritation et les tendances à me donner des vaginites, ont été mes fidèles compagnons pour quelques années. C’est tout de même en maudissant jalousement mes amies qui n’avaient pas un équilibre hormonal aussi fragile que je cherchais parfois des alternatives sur Internet. C’est ainsi que je suis tombée sur le Caya, un diaphragme contraceptif nouveau genre, à la taille one size fits most.

Le diaphragme contraceptif est une méthode de contraception de barrière qui était très populaire avant l’ascension de la pilule contraceptive dans les années 60. Le Caya est une version améliorée de l’ancien diaphragme et ressemble à une petite coupe menstruelle de type SoftCup. On le remplit de spermicide et l’insère pour qu’il couvre le col de l’utérus lors de relations sexuelles. Il est impératif de l’utiliser avec un spermicide, sinon c’est tout aussi efficace que de se rentrer un demi-pamplemousse dans la ploune et espérer ne pas tomber enceinte.

Crédit : Giphy

Je me suis procuré le Caya et le spermicide Contragel au coût total de 80 $ (taxes absorbées) au très chouette centre de services pour jeunes À deux mains (Heads & Hands). J’attends encore le grand amour et d’être dans une relation stable afin de l’utiliser, mais je suis prête!

Avantages : Non hormonal si vous êtes sensible aux hormones, durée de vie de deux ans, coûte 60 $ plus 20 $ pour le spermicide (vous pouvez acheter une autre marque) donc relativement abordable, pas besoin de prescription ni de se faire mesurer le col de l’utérus, car il convient à la plupart des femmes, efficacité théorique de 94 % (la pilule étant de 99 % et le condom de 98 %).

Inconvénients : Pas très user-friendly si vous n’êtes pas à l’aise avec votre anatomie, ne protège pas des ITSS, à utiliser avec spermicide (qui peut être irritant), convient à la plupart des femmes mais pas toutes, efficacité théorique de seulement 94 % donc il est bien de connaître son cycle et d’utiliser des condoms durant les jours fertiles.
 

Avez-vous déjà utilisé ou utilisez-vous un diaphragme contraceptif?