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Une année de vie en solo : bilan et apprentissages

Crédit photo : Karla Alexander/Unsplash
Une année de vie en solo : bilan et apprentissages
Il y a un an, j’emménageais dans mon premier appartement. Un trois et demie, tout petit, un peu vieux. Pas vraiment de portes sauf pour la salle de bain. Parfait pour une fille célibataire et son chat!

Vivre toute seule a énormément d’avantages. Si c’est le bordel, c’est ma faute à moi, et y’a personne pour chialer sur le ménage. Je peux laisser ma brassée de linge propre dans la sécheuse aussi longtemps que je veux. Je peux me promener toute nue quand ça me chante (c’est-à-dire souvent). Personne pour m’obstiner sur le chauffage l’hiver. Personne qui laisse des lumières allumées ou le four en marche après avoir terminé de l’utiliser #ÇaSentLeVécu. Je fais ce qui me plaît quand ça me plaît.

Cela dit, je recommande quand même de se faire un genre d’horaire de ménage. Parce que vivre en solo, c’est aussi s’occuper de tout! J’ai commencé par faire une liste de « tâches », puis je les ai réparties dans la semaine à raison d’une ou deux tâches par jour (plus la vaisselle, ugh). Quand le dimanche arrive, tout est fait, et il ne me reste qu’à profiter de la journée!

Une des choses qui a le plus changé durant la dernière année, c’est la façon dont je fais mes courses. Avant, je faisais comme ma mère : une grosse épicerie le samedi matin. Je me suis vite rendu compte que ce n’était pas du tout le modèle qui me convient. J’oubliais d’acheter des trucs, je finissais par jeter de la nourriture parce que j’avais mal planifié mes affaires. Graduellement, j’ai plutôt commencé à faire deux ou trois plus petites commandes par semaine. J’ai aussi commencé à accepter de payer plus cher pour des aliments un peu transformés ou en plus petits formats, si ça voulait dire que j’allais les consommer avant qu’ils ne soient capables de se jeter dans la poubelle d’eux-mêmes. C’est niaiseux hein, mais je vous jure que je jette moins de légumes depuis que je les achète déjà coupés. Mon congélateur est aussi devenu mon meilleur ami, pour ces fois où je décide de faire livrer de la pizza plutôt que de cuisiner la poitrine de poulet que j’aurais dû faire cuire hier, pour mes surplus, et surtout pour mes réserves. Meilleur choix de vie ever : acheter des petits fruits en grandes quantités en saison et les congeler pour avoir des bonnes fraises du Québec à portée de la main à l’année!

J’ai appris l’importance d’une bonne relation avec ses voisins. Il y a une petite cour derrière mon logement avec une table de pique-nique. L’été, deux des autres locataires, deux frères retraités, y passent beaucoup de temps. J’ai toujours pris le temps de m’arrêter pour jaser avec eux quelques minutes avant de monter chez moi. C’est sécurisant de connaître son voisinage, de savoir que dans le bâtiment, il y a au moins une personne chez qui on peut aller cogner si on a besoin de quelque chose. Cet été, nous avons même fait un petit jardin « communautaire »! Et je sais que quand je pars quelques jours pour le travail, ils veillent sur mon logement.

Vivre toute seule m’a aussi appris beaucoup de choses sur moi. J’ai appris à apprécier le silence. Je suis beaucoup plus à l’écoute de mes besoins. Je savoure la zénitude de mon appart' décoré à mon goût. Tout ici me rend heureuse, parce que je suis partout, dans chaque coin, sur chaque mur, tout est moi. Il y a quelque chose de très satisfaisant quand on réalise qu’on a fait d’un lieu un chez-soi.