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La réalité de l’activité physique après un trouble alimentaire

Crédit photo : Gianandrea Villa/Unsplash
La réalité de l’activité physique après un trouble alimentaire
Il est clair qu’il est bon de bouger. Autant pour sa santé mentale que physique, les bénéfices sont innombrables! Toutefois, il en est une toute autre réalité lorsqu'on a vécu un trouble alimentaire. Quand on bouge, on met un certain stress sur le corps et même si cela fait plusieurs mois ou années qu'on n'a plus de comportements alimentaires malsains, il se peut très bien que notre corps ne suive pas tout à fait encore. Cela est dû, entre autres, au fait qu'on a affaibli notre système immunitaire et n’avons pas rétabli l’équilibre de notre santé causé par de multiples diètes ou par un manque de nutrition appropriée.

Il existe donc un risque réel à commencer un programme d’entraînement si on transfère nos habitudes malsaines en nutrition vers l'activité physique. C’est pourquoi il est bien de se questionner sur quelques points avant de commencer une routine régulière. Y'a toutefois de l'espoir au bout du tunnel, assuré!
 
Posez-vous les questions suivantes sans trop réfléchir :

1. Êtes-vous en compétition avec vous-même et/ou les autres?
Quand on bouge, on a souvent tendance à se regarder et à se comparer. Selon Harriet Beitscher Campbell, une spécialiste certifiée en troubles alimentaires, juste le fait d’entrer dans une salle de gym nous incite à nous regarder dans le miroir et à nous comparer avec d’autres personnes. C’est un risque lorsqu'on recommence à se critiquer et à retourner dans la culpabilité et la punition. Il est bon de trouver un environnement sain au départ!
 
2. Pourquoi bougez-vous, vraiment?
Les troubles alimentaires sont très insinueux. Vous pouvez peut-être vous dire que vous bougez parce que vous voulez être en forme, mais il se peut très bien que vous le fassiez pour vous permettre de manger ce que vous voulez ou bien compenser pour les repas de la veille...

Cela étant dit, il y a toujours de l’espoir, je n'ai pas terminé! Même si vous vous reconnaissez dans les deux points ci-haut, il est possible de s’en sortir. La seule façon de bouger sainement, c’est d'apprendre à se connaître en se posant les bonnes questions sur ses motivations et ajuster le tir.

Je vous propose ici des solutions accessibles : 
  • Demandez de l’aide : prenez le temps d'aller voir un spécialiste en troubles alimentaires pour savoir où vous en êtes avant de recommencer à bouger. (Plusieurs cliniques partout au Québec)
     
  • Soyez conscient.e.s que plus vous bougez, plus votre corps aura besoin de suivre en mangeant suffisamment. Consultez un.e nutritionniste spécialisé.e en troubles alimentaires pour des conseils importants.
  • Commencez doucement! Il est préférable de commencer lentement avec des activités de courte durée pour voir comment vous réagissez. Au lieu de débuter avec une longue course d’une heure, les experts suggèrent du yoga ou des cours de groupe avec un.e professeur.e qui donne des alternatives aux mouvements.
  • Observez vos signaux d’alarme : Quand vous vous sentez mal, coupable, rigide, en comparaison, blessé.e ou fatigué.e, il est important de prendre une pause et peut-être d’aller consulter. Il est très probable que vous soyez en train de perdre le contrôle sur votre entraînement.
 
Soyez présent.e! Lorsque vous trouverez le plaisir de bouger, vous verrez que cela deviendra de plus en plus facile, garanti! Allez jouer comme un enfant dehors, c'est ÇA qu'il faut retrouver!