+ Playlists

J'ai fait un triathlon même si je pèse plus de 200 livres

Crédit photo : Marie-Josée Fleury
J'ai fait un triathlon même si je pèse plus de 200 livres
Depuis plus de deux ans, j’essaie de bouger davantage et surtout, que ça ne m’apparaisse pas comme une corvée. C’est plutôt réussi, car j’ai choisi des disciplines qui me plaisent (individuelles, peu coûteuses, simples et en plein air). J’ai commencé par me mettre à la course l’an dernier. Puis, je me suis rappelé combien j’aimais faire du vélo en faisant une escapade avec mon amoureux. Il ne me restait plus que de m’entraîner à la nage pour pouvoir être capable d’accomplir un triathlon.

J’ai toujours eu l’envie de participer à une compétition sportive, mais je me disais que ce n’était pas pour moi, mais seulement pour les vrai.e.s athlètes, celleux qui sont sportif.ves depuis leur tendre enfance. Lorsque j’ai vu que le Triathlon de Verdun offrait différentes catégories, dont une découverte avec des distances réduites, je me suis dit que je devrais essayer d’y prendre part.

Ce que j’ai fait. Et j’ai eu du plaisir. Je me suis sentie fière, soutenue, forte et j’ai l’impression d’avoir repoussé mes limites. Pour une fois, la petite grosse choisie en dernier en éducation physique avait sa place dans le milieu sportif.
Crédit : Marie-Josée Fleury

Je craignais de devoir affronter des regards médisants ou une certaine pression, car souvenons-nous, je n’ai pas le corps typique d’un.e athlète. Cependant, je me suis plutôt sentie accueillie et supportée dans cette compétition à laquelle des gens de tous les âges et toutes les corpulences prennent part. Les bénévoles nous encourageaient sans cesse et cela me faisait vraiment chaud au cœur.

Relever un défi aussi important a vraiment boosté ma confiance en moi. Cela m’a montré que j’étais capable d’accomplir des choses dans des milieux où je ne crois pas être bonne. C’est aussi un moment où j’ai pris soin de moi, car ce que je me disais dans ma tête pour me motiver était bienveillant envers ma personne. Ça m’a fait du bien. Je me disais aussi que ce n'était pas grave même si j'arrivais en dernière position, car j'étais quand même en avance sur moi l'an dernier qui n'osais pas relever ce genre de défi. L’entraînement pour cet évènement m’a aussi permis d’intégrer le sport à ma routine, même si j’en ai sauté plusieurs. #Oups
Crédit : Marie-Josée Fleury
 
Ce que j’aimerais que vous reteniez de mon témoignage, c’est qu’il ne faut pas s’arrêter à ce que la société s’attend de nous. Il ne faut pas s’imposer des barrières simplement sur des jugements non fondés. Oser de nouvelles expériences vous apprendra certainement de nouvelles informations sur votre personne que vous ignoriez. Et ce n’est pas obligé d’être un triathlon, t'sais!

Longtemps, j’ai pensé que le sport était réservé aux sportifs.ves. Maintenant, riche de cette expérience, je sais que le sport appartient à celleux qui veulent bien en faire.