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Comment mon rapport à la chirurgie esthétique a changé au fil des ans

Crédit photo : bowie15/iStock
Comment mon rapport à la chirurgie esthétique a changé au fil des ans
Je pense que plus je vieillis, plus je m’affine au niveau de la pensée, hen! Je suis comme un bon vin, dans le fond. Quand j’étais plus jeune, j’avais plein d’idées préconçues sur la vie et tout. J’étais contre toutes sortes d’affaires et j’avais des positions qui ne s’appuyaient sur pas grand-chose. Avec les aléas de la vie – et l’expérience –, j’ai commencé à m’ouvrir l’esprit sur des enjeux qui, je pensais, n’auraient jamais pu m’intéresser, comme les chirurgies esthétiques.
 
Étant une personne vraiment impliquée pour la cause de l’acceptation de soi et de la diversité corporelle, je me suis rendu compte que souvent, les bonnes intentions sur papier pouvaient être challengées par la vie. Un petit pas de plus pour apprendre et accepter les choses du quotidien, il faut croire.
 
Toute cette réflexion a commencé il y a plusieurs années. J’ai eu des ami.e.s qui ont eu des accidents de vélo, dont une personne qui a dû se faire reconstruire une partie du visage. J’ai aussi des amies qui ont eu des chirurgies reconstructrices des seins, parce que le poids de la chose était trop lourd à porter. J’ai eu des implants dentaires qui m’ont fait comprendre que je devrai un jour penser à avoir des injections de botox dans les muscles de la mâchoire (et ainsi inévitablement changer la façon dont elle est définie). La liposuccion est une autre chirurgie esthétique possible pour mieux s’accepter. Bref, j’ai compris qu’on ne gère pas tout le temps son corps et comment on le perçoit, et ma conclusion a été qu’il faut parfois passer sous le bistouri pour enclencher un processus d’acceptation.
 
C’est sûr que c’est possible de le faire sans chirurgie, mais, dans le fond, ce que je veux dire, c’est que peu importe le chemin que vous prenez pour vous sentir bien, je veux vous dire que c’est correct de ne pas prendre le même sentier que tout le monde. Souvent, on pense que ce sera un chemin facile et on se retrouve à avoir plein d’embûches, et j’espère que le monde va apprendre que toutes les routes mènent quelque part.
 
J’ai demandé à mes amies de me dire comment ce processus s’est déroulé pour comprendre.
 
Processus décisionnel :
En gros, toutes les personnes avec qui j’ai parlé m’ont dit que ça faisait partie d’un long processus décisionnel. Personne n’a pris la décision à la légère, comme ça prend du temps pour se rétablir d’une chirurgie et que ça coûte habituellement cher.
 
Celles qui sont encore en train d’y penser le font plutôt par manque de moyens financiers que parce qu’elles ressentent de la pression de leur entourage.
 
Quand la décision est prise :
C’est vraiment important de chercher un endroit adéquat pour réaliser la chirurgie, un endroit qui matche avec ses valeurs et ses moyens. Aussi, il faut s’assurer que l’endroit choisi est sécuritaire, qu’il utilise des technologies qui sont à la fine pointe pour ce que l’on désire faire.
 
Ensuite, il faut prendre le temps de regarder son budget et s’assurer d’avoir un bon réseau pour prendre en charge les conséquences que ça peut occasionner en termes de convalescence.
 
La réaction des autres :
Comme je le disais plus haut, les personnes que j’ai interviewées pour connaître leur opinion et leur processus de décision m’ont dit que quand la décision est prise, c’est plus facile de ne pas se justifier et de ne pas ressentir de pression quant à sa décision de la part des autres. Le discours ambiant est en train de changer, et c’est tant mieux si les personnes qui se font faire des chirurgies esthétiques peuvent se sentir à l’aise avec ce choix. Après tout, c’est quelque chose de valide de vouloir faire en sorte de se sentir bien dans son corps.