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Notre retour sur le tout premier Festival Zéro Déchet de Montréal

Crédit photo : Sans ma poubelle/Festival Zéro Déchet de Montréal
Notre retour sur le tout premier Festival Zéro Déchet de Montréal
Le week-end dernier avait lieu la toute première édition du Festival Zéro Déchet de Montréal, au Marché Bonsecours. Plus d’une vingtaine d’ateliers et de conférences et une soixantaine d’exposants étaient de la partie. Absolument tout me semblait intéressant, mais avant même de me rendre sur place, il m’a fallu accepter que je ne pourrais pas tout voir.

J’ai décidé de faire des choix en fonction des objectifs que je m’étais fixés en début d’année : réduire mes déchets dans la cuisine.

J’y étais donc le samedi matin dès 10 h pour assister à la conférence de Marie Cochard, auteure du livre Les épluchures : tout ce que vous pouvez en faire. Déjà, j’étais séduite. En à peine une heure, j’avais appris énormément de choses et j’étais motivée à les mettre en pratique chez moi. À retenir : pratiquement rien n’est jamais bon pour la poubelle, sauf les feuilles de tomates et de rhubarbe (toxiques). Il suffit de faire ses recherches!

À 11 h à peine, le salon des exposants bourdonnait de gensses. J’avais trente minutes à tuer avant mon atelier, alors j’en ai profité pour me gâter un peu. Je me suis procuré un ensemble à lunch de la compagnie québécoise Dans le sac avec la fameuse Spork (contraction des mots spoon et fork), que je rêve d’essayer depuis des mois. J’ai aussi pris le savon exfoliant Taïga de la collection Les Trappeuses. Peut-être que je vous en donnerai des nouvelles dans un prochain article, qui sait!
Crédit : evestaubin/Instagram

J’ai également participé à l’atelier donné par Les Cocos Écolos pour des trucs et astuces sur l’organisation de la cuisine en mode zéro déchet. Ce fut vraiment une belle découverte! J’ai beaucoup aimé la proximité qu’ils ont créée avec les participants dès le départ. Je vous invite consulter leur blogue.
 
Le dimanche, j’étais de retour à 13 h 30 pour la conférence de Chantal Plamondon, présidente et cofondatrice de l’entreprise Life Without Plastic. Je retiens principalement les statistiques alarmantes qu’elle nous a partagées, mais aussi des petits gestes simples pour maximiser les chances que les objets de plastique soient recyclés au centre de tri. Par exemple, saviez-vous qu’il est préférable de séparer les différentes parties d’un objet composé de plusieurs types de plastique avant de le mettre au recyclage? Pas moi.

J’ai terminé la fin de semaine avec la conférence de Cynthia Bouchard-Gosselin et Mathieu Bergeron, le couple derrière Chéri(e), j’ai réduit les déchets. Ils ont partagé leur parcours d’octobre 2015 à aujourd’hui vers un mode de vie zéro déchet, ainsi que leurs tuyaux pour réduire leur production de déchets en voyage. Un des trucs les plus utiles à mon avis, c’est l’outil Bulk Finder, disponible sur le site Web de Bea Johnson, pour trouver des boutiques d’aliments en vrac un peu partout à travers le monde!

Ce que je retire de cette fin de semaine, c’est tout d’abord le climat de partage et d’échange qui régnait entre les participants et les animateurs. Il n’était pas rare qu’une personne pose une question à laquelle le conférencier ne pouvait pas répondre et qu’un autre participant apporte la réponse un peu plus tard. J’ai aussi vu des personnes se réunir après les conférences pour discuter de leur expérience personnelle.

J’ai aussi constaté que le zéro déchet, c’est à la fois multigénérationnel et collectif. Il y avait des personnes de tous les âges, dont beaucoup de familles avec de jeunes enfants – on avait d’ailleurs prévu une aire d’allaitement! Une dame âgée s’est assise près de moi lors d’une conférence et m’a confié qu’elle était ravie de voir que les jeunes générations s’intéressent aux changements climatiques et aux enjeux. Ça lui a donné espoir.

J’ai appris énormément de choses et j’espère vraiment qu’il y aura une deuxième édition de ce festival. Comme je disais, il y a de nombreux ateliers et conférences auxquels j’aurais voulu assister, comme celle de Laura Melo sur la mode éthique et l’environnement. Je suis très optimiste pour la suite. Le festival a clairement été un franc succès.

Sur une note plus personnelle, ça m’a fait beaucoup de bien de me retrouver avec des personnes qui partagent ma passion et mes préoccupations. Je me suis sentie moins seule et c’est une source de motivation pour continuer en ce sens.