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Découvrir la littérature autochtone, un héritage à la fois

Crédit photo : Joséphine Bacon/Facebook
Découvrir la littérature autochtone, un héritage à la fois
Cette session-ci, j’ai la chance d’avoir un cours qui s’intitule « Littératures nordiques ». À la fin de mon baccalauréat en études littéraires, je me permets des champs de connaissances totalement inconnus et un peu plus de « lousse » niveau performance. Ce qui veut dire que je ne veux plus avoir peur de suivre des cours par crainte de ne pas avoir de bonnes notes, car je ne connais absolument rien au sujet — vous me suivez ?

Tout d’abord, laissez-moi vous avouer quelque chose : mon champ littéraire et lexical a été complètement chamboulé par ce cours. Non seulement je me rends compte que la littérature autochtone est fortement sous-estimée, voire inconnue, mais que j’ignorais moi-même beaucoup de choses sur leur culture et leur héritage.

En ce moment, j’apprends des notions importantes sur la nordicité, la culture du Nord, ainsi que les rapports entre la vie et la mort au sein de la culture autochtone. Au fil des cours, je comprends de plus en plus l’importance que les autochtones accordent à leur relation avec leur environnement, leur espace et leurs racines. Je ne suis pas une experte et je ne veux aucunement parler au nom de leur peuple. Cela n’est aucunement mon droit et je n’ai pas à exprimer des enjeux que je ne comprends pas à 100 % et que je n’ai jamais vécus, mais je suis extrêmement touchée par l’authenticité et la transparence dont ils font preuve dans leur littérature.

Mon premier contact avec la littérature autochtone remonte à la session dernière où j’ai découvert Joséphine Bacon avec son œuvre poétique bilingue (français/innu-aimun) Bâtons à message / Tshissinuatshitakana. C’est un des recueils de poésie les plus touchants que j’ai eu la chance de lire qui parlait du partage, de l’héritage et de la survie du peuple innu.

Cette fois-ci, j’ai découvert et j'ai eu un gros coup de cœur pour Taamusi Qumaq avec son autobiographie Je veux que les Inuit soient libres de nouveau. Chef du premier conseil du village de Povungnituk au Québec, Taamusi Qumaq est un des plus grands modèles de courage canadien démontrant une fierté irréprochable pour sa nation. Celui-ci s’est toujours battu pour la conservation de sa langue, ainsi que de son héritage culturel.

J’ai été très émue de lire sur un sujet si sensible et dois-je l’avouer totalement inconnu et déconnecté de la (parfois très triste) réalité que l’on nous force à absorber. Cela a remis mes perspectives en place sur l’appropriation que j’ai de ma propre culture, de ma relation avec le territoire environnant, ainsi que de ma façon de vivre en général.

Sous une autre note, mais dans la continuité de ma curiosité culturelle, j’ai choisi un cours sur la culture arabe littéraire, musicale et cinématographique pour la prochaine session.

« Je ne suis pas de la même religion qu’eux (les francophones catholiques), mais j’ai toujours respecté les religions des autres, sachant que nous n’avons pas tous les mêmes raisons de vivre. »
- Je veux que les Inuit soient libres de nouveau, autobiographie de Taamusi Qumaq [1914-1993]