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Va-t-on en finir avec les jokes de mononcle en publicité?

L’année 2018 part en force avec un marketing de jokes à double sens. À croire que les professionnels attitrés au slogan feelaient un peu coquin su’a job.
Crédit : dailyremedy.ca/Instagram
 
Détrompez-vous, les doubles sens sont loin d’être un phénomène récent au sein des publicités. Depuis que le monde est monde, les publicitaires utilisent le double sens pour choquer ou faire rire et, bien sûr, pour promouvoir leur produit. Par contre, nous aurions pu espérer une certaine évolution des publicités utilisant le second degré. Les publicitaires misent sur un double sens pour attirer l’œil du public et, surtout, marquer leur imaginaire.

Comme vous le savez probablement, une bonne publicité est une publicité qui vous reste en tête des années après son apparition. Je dois avouer que je n’ai toutefois pas une très grande admiration pour les publicités, parce qu’elles ne visent généralement qu’à planter une petite graine dans notre esprit : acheter le produit X, préférer ce produit à tel autre, lancer une mode, etc. 

Mais, au final, est-ce qu’utiliser le double sens est si payant que ça? Généralement, ces publicités suscitent la controverse : les féministes fâchées (en l’occurrence, moi) diront que ce n’est pas vraiment drôle et que ça ne mérite absolument pas d’être diffusé. Même que, bien souvent, les compagnies qui utilisent ce genre de jokes de mononcle doivent retirer leur publicité et se confondre en excuses. Alors, pourquoi ça continue de polluer les publicités?

Peut-être qu’on ne crie pas assez fort notre désaccord? Je n’en sais rien, honnêtement. J’ai plutôt l’impression que les publicitaires sont souvent dans le « parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en ». Ils ont une tribune, quelle que soit l’opinion publique. 

Et voilà que je participe à leur plan machiavélique en en parlant ici, mais je considère qu’il est important, quelle que soit notre opinion vis-à-vis ce genre de pub, d’en discuter. Il ne faut pas oublier que ces pubs sont diffusées à grande échelle et que tout le monde, quel que soit l’âge, peut tomber là-dessus. 

Alors, quelle image de la société voulons-nous projeter? C’est plutôt là que se situe le débat.