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Zéro déchet : pourquoi je fais tout ça

Crédit photo : Daniel Hjalmarsson/Unsplash
Zéro déchet : pourquoi je fais tout ça
Ceux qui me connaissent le savent : l’environnement, c’est une de mes plus grandes passions. Et ça me fend le cœur de voir les statistiques alarmantes, les scénarios apocalyptiques des scientifiques et les températures plus extrêmes les unes que les autres devenir chose courante.
 
Il n’y a pas si longtemps, je ne pouvais pas lire un article sur les changements climatiques sans déprimer pendant des jours. Puis, j’ai compris que je ne pouvais pas contrôler les actions des autres, mais les miennes oui. C’est là que tout a changé. Avant, je m’intéressais au zéro déchet sans toutefois y toucher. Maintenant, je suis toujours en train de me demander ce que je pourrais faire pour réduire mon empreinte écologique.
 
Bien que ma transition évoque la plupart du temps curiosité et admiration, on me demande souvent pourquoi je me donne tout ce trouble-là. On me dit que ça ne sert à rien. Qu’il y a des enjeux beaucoup plus importants. Je ne suis pas d’accord. Et aujourd’hui, je réponds à la grande question : pourquoi?
 
Pour faire une différence
Même minime. Ça compte quand même. Je pense que lorsqu’il est question d’environnement et de développement durable, il faut être capable de voir à long terme. Non, la tasse de café jetable que je ne consomme pas ne fait pas de différence sur les 1,5 milliards de gobelets par an jetés au Québec seulement. Mais dans une vie, considérant que je prends en moyenne 3 lattés par semaine et que je vivrai encore environ 65 ans, ça représente plus de 10 000 gobelets qui ne finiront pas dans les sites d’enfouissement.
 
C’est la même chose pour tous les aliments achetés en vrac, pour toutes les pailles refusées, pour tous les covoiturages, les légumes qu’on fait pousser chez soi, les objets qu’on fait réparer plutôt que jeter... La liste est longue. Et ça, c’est encourageant.
 
Parce que je n’aime pas ce que je vois
Je vois des changements opérer d’année en année. Des températures extrêmes, des animaux qui se nourrissent au plastique, des catastrophes naturelles qui se multiplient de façon exponentielle... Déjà, les hivers enneigés de mon Abitibi natale ne sont plus ce qu’ils étaient. Et je me demande ce que ce sera dans 5 ans, puis dans 10 ans.
 
Je me demande ce que les générations après nous vont vivre et je me dis que ça ne peut pas continuer comme ça. Je fais tout ça parce que si je ne le fais pas, à quoi ça sert de continuer? À quoi ça sert de vivre sur une planète qu’on est en train de tuer? Je sais que ma réflexion peut paraître extrême, mais je me vois difficilement évoluer dans un monde où je ne travaille pas pour un meilleur lendemain.
 
Pour moi
Agir concrètement dans la lutte aux changements climatiques me permet de prendre le contrôle de mes actions et de diminuer mon anxiété par rapport à tout ça. Je deviens donc mon propre exemple et j’espère en inspirer d’autres à faire de même. Comme ça a été le cas pour moi d’abord avec Béa Johnson, puis avec Les Trappeuses, Les Cocos Écolos, Sortir les poubelles, Gittemary Johansen, The Girl Gone Green, Sustainably Vegan...
 
J’essaye autant que possible de ne pas faire la leçon à personne, tout d’abord parce que je ne suis pas parfaite. Et aussi parce que je suis parfaitement consciente que tout le monde ne partage pas mon amour pour la Terre et qu’il y a beaucoup d’autres combats qui sont tout aussi importants.
 
Mon combat à moi, je l’ai choisi il y a bientôt 2 ans. Et même si je peux parfois me sentir seule et complètement impuissante face à toutes les industries et les climatosceptiques de ce monde, chaque geste que je pose me rappelle qu’on est beaucoup plus que je pense à se battre ensemble.

Ça garde la flamme bien en vie!