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Accepter le stress et la peur du changement d'autrui, c’est oui!

Crédit photo : Ross Findon/Unsplash
Accepter le stress et la peur du changement d'autrui, c’est oui!
Aujourd’hui j’aimerais ça, vous parler de l’université.

Je commence mon bac dans une semaine, et les mots me manquent pour décrire mon anxiété. Pour expliquer à quiconque cette boule en dedans qui me fait peur, mais peur!

Pis j’t’un peu fucking tannée de devoir m’expliquer, me justifier et essayer de décrire ce que je ressens à des gens qui jugent mon stress. 

Moi dans’ vie, je vis mal avec le changement. J’t’une fille de confort, que veux-tu? Mes pantoufles, j’les aime. Ça me prend plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant de commencer à me sentir à l’aise dans un milieu.

Mais c’que je comprends pas, c’est pourquoi ce serait pas correct. 

T’sais, j’ai peur des initiations. Parce que je veux y aller, parce que je veux pas le regretter et parce que je veux m’intégrer le plus rapidement possible, mais aussi parce qu’en même temps, j’suis fuck all une fille de party, je sais pas rire de moi parce que j’ai un self-esteem qui fonctionne une demie fois par année bissextile, et parce que j’aime pas rencontrer du nouveau monde. 
J’suis aussi stressée, parce que dans le bac dans lequel je vais, c’est compétitif, stressant, et contingenté. Bref, pas simple pour une fille qui stresse facilement. 
Rajoute à ça que je pars étudier en région, loin de ma famille, de mes ami.e.s. Loin en mautadit de mes pantoufles. 

Fac’ non, chère personne qui me le demande, j’ai pas hâte de commencer l’université. Et ça veut pas dire que je ne reconnais pas ma chance. J’ai été acceptée, j’ai pu choisir mon université, je n’ai pas à me soucier de me trouver des prêts, et de gérer mes dettes. 

J’ai juste à aller à l’université. 

Mais je trouve ça beaucoup quand même pour ma petite personne. Pis j’ai le droit. Pis c’est pas que je me plains pour rien. Et personne n’a le droit de juger la façon dont j’aborde ce qui s’en vient pour moi. 

Dans une semaine je vais commencer l’université, anxieuse, apeurée, les ongles rongés au coude, j’vais avoir passé une heure à décider de comment je vais m’habiller pour cette première journée, j’vais avoir envie de retourner en pleurant dans les bras de ma mère comme à la maternelle, mais crime, j’vais y aller, à l’université. J’vais la faire, ma journée, pis celle d’après, pis les semaines et mois qui vont suivre. Parce que c’est comme ça que je fonctionne. 

Pis t’sais quoi? J’vais pas me rajouter encore un stress en me demandant ce que les autres en pensent, je vis très bien avec ça.