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Ode à mon 3 1/2 : Quand habiter toute seule est synonyme de bonheur

Crédit photo : Claudèle Labbé
Ode à mon 3 1/2 : Quand habiter toute seule est synonyme de bonheur
Comprenez-moi bien. J'adore mon amoureux, notre cohabitation qui se passe si bien, notre appart que je trouve merveilleux, la relation entre lui et mon chat. Mais malgré tout ça, maudit que j'aimais habiter toute seule.

J'ai laissé mon ancien copain, et notre appart par le fait même, en 2016. À ce moment-là, même si j'étais loin de rouler sur l'or, il n'était pas question que j'habite avec quelqu'un d'autre. La cohabitation ne s'était vraiment pas bien passée, et je voulais LA PAIX. J'ai toujours été quelqu'un qui adore être avec du monde, mais qui n'en a pas fondamentalement besoin, qui est tout aussi bien avec elle-même. J'ai donc déniché l'appart parfait pour mon félin et moi.
Crédit : Claudèle Labbé
 
J'ai pris le temps de m'installer comme il faut, de décorer à mon goût à moi, de me créer un petit cocon dans lequel j'allais être bien. Je me suis fait cet honneur de m'occuper de moi et de me faire plaisir. J'aimais tellement rentrer chez moi, être attendue de personne, faire ce dont j'avais envie quand je le voulais. Avec mon ex, notre appart était dégueu et on faisait jamais de ménage. Dans mon 3 1/2, je me sentais bien quand je nettoyais tout, et que c'était seulement pour mon bien-être à moi.

Au contraire, j'aimais pouvoir me laisser traîner à l'occasion et que ça ne dérange personne d'autre que moi. Parfois, j'étais à bout et je négligeais mon appart, mais je ne m'en faisais pas avec ça. Ce furent vraiment deux années de self-care et de bienveillance envers moi-même. Je prenais le temps de me remettre de ma rupture en renouant avec moi, en habitant mon propre espace et en faisant tout pour me sentir chez moi dans mon petit appart de Duberger. J'adorais son emplacement, d'ailleurs. À ce moment, toutes les sphères de ma vie étaient proches et faciles d'accès.
 
Crédit: Claudèle Labbé
 
D'ailleurs, comme j'habitais à une minute à pied de l'une de mes jobs de l'époque et à quatre minutes de l'autre, toutes les soirées se déroulaient, sans se poser de questions, chez moi. Et du party, il y en a eu. Toutes les occasions étaient bonnes (ou pas d'occasion pantoute) pour se réunir dans mon 3 1/2. On pouvait être 30 personnes jusqu'au matin, à écouter de la musique, parler fort dans le parking ou à l'intérieur les fenêtres grandes ouvertes, et jamais une seule plainte de voisin n'est venue chatouiller mon oreille. Ma meilleure amie était tellement à l'aise dans ce 3 1/2 (elle y passait plus de temps que chez elle, je pense) qu'elle venait chercher mes clés à ma job en attendant que je finisse mon shift, ouvrait toutes les lumières, se préparait un verre et passait même un petit coup de balai à l'occasion quand ce n'était pas à son goût. J'ai tellement de beaux souvenirs dans cet appart que ça me prendrait toute une vie de les raconter. Je crois que tous mes évènements sociaux de ces deux années se sont déroulés à mon 3 1/2. Et j'aimais ça de même.
 
Mon chat, très attentif à l'une des nombreuses parties de beerpong qui se sont jouées dans cette cuisine.
Crédit: Claudèle Labbé

 
Bref, la question de déménager avec mon copain ne se posait même pas : nous étions rendus là, et sommes très heureux depuis. Par contre, quitter mon 3 1/2 m'a fait un très gros pincement au coeur.

Aussi, fun fact : c'est une fille avec qui j'ai fait ma technique qui a emménagé dans mon ancien appart d'amour! Je n'étais pas présente lors de sa visite, donc nous l'avons réalisé autour d'un verre cet été, tout juste avant de déménager. 

 
Le bois juste à côté me manque, aussi.
Crédit: Claudèle Labbé

 
Habitez-vous seul.e? Est-ce que c'est quelque chose que vous pourriez envisager?