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Vivre ailleurs : combien de temps ça prend pour se sentir chez soi?

Crédit photo : Suhyeon Choi/Unsplash
Vivre ailleurs : combien de temps ça prend pour se sentir chez soi?
En anglais, ils ont cette merveilleuse expression « Back Home » que je n’arrive pas à la traduire sans en perdre l’essence. Surtout quand il est question de s’établir ailleurs que dans sa ville natale. Et que cette « maison » est soudainement deux endroits à la fois.

Pour les fêtes, je suis retournée visiter ma famille. C’était la première fois que je prenais un billet aller-retour pour Montréal et ç’a été une drôle d’expérience. Les voyages en avion sont toujours source d’excitation pour moi, mais celui-ci était particulier.

En dix jours, j’ai pris le temps de faire le tour de la ville, de mes vieilles habitudes, saluer quelques amis au passage et voir de la neige. Oups non, de la pluie verglaçante! (D’ailleurs, j’ai vu que deux jours après mon retour, vous avez eu une magnifique bordée de neige!!) Ça a fait bizarre de revoir mon ancien lieu de travail et de replonger dans mes anciennes habitudes. De parler en français aux chauffeurs d’autobus et de dire « pardon » en fonçant dans quelqu’un. Quelques Hi et Sorry sont probablement sortis de ma bouche d’ailleurs.

Le constat que j’ai fait à l’issue de mes dix jours, c’est que ma vie n’est plus là-bas. J’ai passé les derniers jours à anticiper mon retour, à prévoir ce que j’allais faire de retour à Vancouver, à faire mon épicerie à distance et à stalker mon gym sur Instagram. J’en suis alors venue à une conclusion : Je suis déménagée au bon endroit et j’y suis bien.

On dit que ça prend 21 jours pour créer une nouvelle habitude; un déménagement dans une nouvelle ville prend beaucoup plus que ça. En trois mois, j’ai déménagé trois fois, j’ai changé de gym deux fois, j’ai essayé cinq méthodes différentes pour faire mon épicerie et finalement, après toutes ces tentatives, trois mois plus tard, je peux finalement dire que je me suis créé une routine. Que j’ai des projets, des ambitions et que je souhaite « faire un bout » ici. Je commence la nouvelle année emplie de résolutions pour les prochains mois. Et ça, c’est mon retour à Montréal qui m’a permis de le réaliser.