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Je donne mon 125%, pourquoi pas les autres?

Crédit photo : energepic.com/pexels
Je donne mon 125%, pourquoi pas les autres?
Je ne suis pas capable donner moins de 100% dans la vie. C’est ok vous me direz, les gens comme moi sont habituellement bien appréciés! D’accord oui, sauf que je refuse que les autres autour de moi ne donnent pas leur 125% également. Cela me fâche et me blesse. Par exemple, il m’arrive souvent de faire des trucs reliés au travail en dehors de mes heures habituelles, de mon plein gré, ou d’accepter des tâches qui ne me reviennent pas, simplement parce que je veux faire plaisir. Eh bien si un ou une collègue ne fait jamais de « bénévolat » de la sorte, ça me révolte. Je les sens moins impliqué.e.s et je deviens soudainement insultée que l’autre ne mette pas autant d’effort. Pourquoi?


Parce que je considère que, lorsqu’on choisit de s’impliquer dans quelque chose dans la vie, il faut y mettre tout son cœur et tout son temps. J’y crois tellement qu’il m’arrive, au moins une fois par mois, de me rendre au bout du rouleau et d’avoir besoin de « tirer la plug » quelques jours.


C’est malsain, utopiste et stupide de penser comme je le fais, mais je le fais quand même. Le pire, c’est que je suis la meilleure pour faire sentir ceux et celle qui ne mettent pas autant de cœur que moi, même s’ils donnent leur 100%, comme des moins que rien. Je m’époumone à travailler comme une fourmi devant eux pour les faire sentir tout petits dans leurs culottes et le faire sentir à mes supérieurs aussi.

Oui, je suis méchante comme ça.

Dans la vie, tu donnes autant que moi ou tu n’es pas dans mon équipe! C’est ridicule et je me fais autant mal qu’aux autres là-dedans. Je m’en suis rendu compte lundi matin, quand la semaine n’était pas encore commencée que j’avais déjà donné 6 heures de bénévolat à mon employeur pour me démener pour des choses qu’il ne m’avait pas demandé. Et je me suis fâchée à réaliser que certains collègues n’en feront jamais autant. Pire qu’ils ne réalisent pas le travail que je mets pour que leurs journées se passent bien. C’est peut-être de l’insouciance, de l’indifférence ou un manque de temps ou d’intérêt. Je ne sais pas ce qui les pousse à en faire moins, je leur pose des intentions et je me fâche devant cesdites intentions. Allez comprendre!

Bref, j’ai deux choix : soit je déménage sous une roche et je n’en ressors plus, soit j’accepte que, dans la vie, certaines personnes ne sont capables de donner que leur 100% et c’est ok! Sur ce, je retourne faire du bénévolat! À plus.