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Zéro déchet et charge mentale : Je fais de l'éco-anxiété

Crédit photo : Unsplash
Zéro déchet et charge mentale : Je fais de l'éco-anxiété
Récemment, un nouveau terme faisait son apparition sur les réseaux sociaux; l’écoanxiété. Vous m’auriez demandé il y a quelques mois, c’était tout à fait moi. Je lave mes sacs ziplocs pour les réutiliser encore et encore, je trimbale des tupperwares et des tasses réutilisables et chaque déchet que je vois atterrir à la poubelle me rend folle. Le pire, c’est la nourriture, voir des gens jeter de la nourriture me fait mal au cœur. J’ai envie de sauver toute cette nourriture et de la donner à ceux qui en ont besoin.

Encore plus récemment, j’ai vécu une situation assez éprouvante. J’ai dû me résoudre à acheter de la nourriture préparée d’avance, dans des contenants préemballés, à consommer des quantités astronomiques de café dans une tasse de carton et à jeter des lunchs que j’avais trimbalés dans mon sac sans bloc réfrigérants.

J’en ai mal au cœur, ça fait des semaines que je vis comme ça et que je consomme une quantité astronomique de déchets. Sauf que je n’ai pas la force de faire autrement. Parce que le zéro déchets, qu’on le veuille ou non, vient avec une énorme charge mentale. Celle de penser à tout, de laver tout, ça ajoute du travail et du stress. Et en ce moment, je n’ai pas la tête à ça. Je n’ai pas d’énergie à mettre à tout ça.

Je réalise à quel point réduire ses déchets, c’est un plus qui s’ajoute au quotidien. C’est une charge que la société impose un peu. En plus du lavage, du ménage, d’aller au gym, de bien manger, de cuisiner ses barres tendres et de s’assurer que son enfant aie accès aux meilleurs cours possibles. Quelque part entre les opportunités de bénévolat et les autres implications possibles, quand une situation urgente se présente et que le quotidien bouleverse notre horaire, c’est vraiment difficile de s’en tenir à l’environnement. Sauf qu’à chaque plat congelé que je consomme, je me rappelle à quel point je suis une mauvaise citoyenne, je vis de l’éco-anxiété, comme si je n’en avais pas assez sur les épaules déjà.

Je comprends la nécessité de réduire nos déchets, je suis la première prôner toutes ces belles valeurs, je me suis même lancé le défi de ne rien acheter de neuf et durable dans le temps cette année, et jusqu’à date ça tient, sauf que je suis épuisée et j’ai besoin d’un break de charge environnementale. Un mois ou deux. Après, je redeviens une citoyenne modèle, promis!