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Se faire « couplesplainer », ça gosse!

Crédit photo : Kendyle Nelsen
Se faire « couplesplainer », ça gosse!
J’ai longtemps été célibataire, jusqu’à ce que je rencontre celui qui est mon amoureux depuis deux ans. Deux années de hauts, de quelques bas, ponctués de rares très bas, mais somme toute, je vis une belle relation dans laquelle je suis heureuse. 

Bien sûr qu'il m’arrive d'avoir des insatisfactions et de me plaindre confier sur mon chum à mes ami.e.s. De situations parfois banales, mais d'autres qui parfois me font remettre en question mon couple. Pas pour demander conseil ou avoir leur opinion, juste pour avoir une oreille, comme je le fais aussi pour eux.

J’apprécie leur écoute, mais j’ai parfois l’impression que parce qu’ils.elles sont en couple depuis plus longtemps que moi, leurs remarques sont teintées d'une certaine condescendance. Et ça gosse. Un exemple qui est somme toute anodin. Je me confiais sur le fait que j’aimerais que mon chummy et moi, on ait un projet de voyage ensemble. L’amie m’a répondu que « c’est normal pour un couple de faire des choses chacun pour soi », en citant en exemple sa dynamique de couple. J’ai trouvé ça plate qu’elle invalide une insatisfaction que je ressentais en plus de me « couplesplainer » sur ce qui est une dynamique de couple de grands « normale ».
 

Crédit : Mean Girls/Tumblr

Là où ça ne passe vraiment pas, c'est lorsque une personne passe un jugement sur ma relation et mon amoureux.

C'est arrivé lors d'une discussion avec une autre copine. Mon chum était dans un état dépressif depuis plusieurs mois. Je me confiais que je trouvais difficile de le voir ainsi et que malgré mon désir sincère de le soutenir dans cette épreuve, par moment je me demandais si notre couple allait passer à travers. La copine en question m’a demandé ce que je « pouvais ben lui trouver », pourquoi je restais avec « un dépressif », jusqu’à me dire carrément de le laisser.

Tout ça pour dire que des fois, quand une personne se confie, elle a juste besoin de ventiler. À moins de se faire demander « t’en penses quoi », de l’écoute empathique sera plus appréciée que les conseils non sollicités, même s’ils se veulent bienveillants.