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Côlon irritable : un combat quotidien

Crédit photo : Imani Clovis/Unsplash
Côlon irritable : un combat quotidien
Les maux de ventre font assurément partie de mon quotidien. Depuis que je suis petite, je ressens régulièrement de fortes douleurs intestinales dans les heures suivant les repas. Combien de soirées ai-je terminées pliée en deux, un oreiller sur le ventre, à supplier celui-ci de me laisser tranquille, combien de sorties ai-je dû annuler parce que le malaise était tel que je n’arrivais pas à bouger, à penser à autre chose qu’à ma condition…

Voilà que, depuis quelque temps, mon problème a pris de l’ampleur (comme s’il n’était pas déjà suffisamment incommodant), au point de parfois m’empêcher de fonctionner des jours entiers. Dans l’espoir de mettre fin à mes souffrances devenues interminables et beaucoup trop récurrentes, j’ai consulté de nombreux spécialistes qui m’ont donné le même verdict : mon appareil digestif n'a rien d'anormal. Ils ont donc conclu que je souffrais du syndrome du côlon irritable (ou syndrome de l’intestin irritable).

Ce trouble digestif n'est pas seulement relié à la nourriture. Selon l’intensité et la fréquence des symptômes ainsi que le niveau de réactivité de la personne atteinte, il peut entraîner du stress et de l’anxiété, en plus de véritablement nuire à la qualité de vie.

Dans mon cas, il ne me donne pas de répit. Il me suit partout. Puisque je ne sais jamais à quel moment ma flore intestinale décidera de se la jouer capricieuse, je me sens constamment inconfortable, nerveuse à la simple idée de revivre un épisode de douleurs intenses. Résultat : il m'arrive d'avoir peur de manger, peur d’avoir mal, de me sentir une nouvelle fois impuissante, prisonnière de mon propre corps.

Fatiguée de vivre ainsi torturée par un mal à la fois physique et mental, je tente, du mieux que je peux, de prévenir l’apparition des symptômes. L'une des sources du problème provenant de ce que je mange, je porte une attention particulière à tout ce qui se retrouve dans mon assiette. Je m’assure aussi de l’apport en fibres solubles des aliments que je consomme et je bois beaucoup d’eau. De plus, j’ai remarqué que le fait de ne plus pratiquer de sport (la danse) plusieurs fois par semaine nuisait à ma gestion du stress. Je me suis donc inscrite au gym, en me promettant de recommencer la danse dès que possible.  

Surtout, j’ai appris à parler de mes problèmes, à ne plus en avoir honte. Mettre des mots sur ce que je vis diminue les inquiétudes et le sentiment de malaise qui me suivent sans arrêt.