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Le stress de dire non, un défi à surmonter au quotidien

Crédit photo : Free-Photos/Pixabay
Le stress de dire non, un défi à surmonter au quotidien
Je suis une personne très stressée dans la vie en général. Je n’arrive pas à mettre le doigt sur le bobo : exigences personnelles, professionnelles ou scolaires? Un mélange de tout ça? Un rien me fait angoisser et je le sais, car je le ressens assez facilement. Le pire, c’est de me faire dire que je suis trop stressée et que je devrais me calmer les nerfs.

J’essaie, j’essaie très fort.

Croyez-moi quand je vous dis que ma situation s’est grandement améliorée dans les dernières années, mais je reste quand même toujours sur le qui-vive et avec le cœur qui veut facilement me sortir de la poitrine.

J’ai toujours été très sensible et émotive face à ce qui m’entoure. Que ce soit avec mon entourage direct, des collègues, des amis, des connaissances… je suis une éponge et j’absorbe facilement les émotions des autres. Certains diront que j’ai une personnalité empathique (être empathique c’est très bien, là n’est pas le point), mais cette facilité de compréhension et de se mettre à la place de l’autre me renverse assez facilement. C’est souvent trop pour moi.

Ça doit venir avec ma quasi-impossibilité à dire non et à vouloir tout justifier constamment. Je suppose que la pression qui découle du fait de pouvoir dire non me submerge et je n’arrive pas à contrôler les émotions qui s’en découlent. Alors je dis oui, trop facilement. Je sais aussi que c’est très profitable pour certaines personnes, puisque j’ai beaucoup de difficulté à établir mes limites. Des gens qui sont parfois exigeants et sans pitié peuvent aisément profiter de cette faiblesse chez moi. Seule l’idée de dire non me crée un stress incroyable.

Très souvent, je n’ai même pas encore commencé ma journée que j’angoisse déjà à l’idée de commencer la suivante. Je fais beaucoup de choses pour tenter de me détendre, mais les exigences de la vie me rattrapent trop souvent et j’ai beaucoup de difficulté à mettre un frein à la routine et le train du quotidien. L’idée de ne rien faire me stresse. Vous voyez le genre?

Je mange bien, je fais du sport, j’ai des activités et des loisirs personnels… Bien évidemment je suis insomniaque et ça gâche très facilement mes journées et accentue mon stress. Le manque de sommeil est quelque chose avec lequel je vis depuis plus d’une dizaine d’années. Je m’y suis habituée tout simplement.

En vieillissant, je vois une nette amélioration. Terminer enfin mon baccalauréat en avril prochain va grandement apaiser mon anxiété et me permettre de me détendre un peu plus.

C’est ma fête dans quelques semaines, devrais-je faire le souhait d’apprendre à dire non cette année?