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L’approche cognitive comportementale, de quessé?

Crédit photo : Natalie Collins/Unsplash
L’approche cognitive comportementale, de quessé?
Il y a quelques mois, j’ai commencé à être suivie à la clinique du sommeil pour une insomnie qu’on pourrait qualifier de chronique. Quand je dis « chronique », c’est un euphémisme : je suis sur le pilote automatique depuis environ 6 ans, à dormir probablement juste ce qu’il faut pour que mes jambes me supportent encore.

Crédit : Giphy

Bref, le neurologue qui m’a été attitré m’a demandé de suivre une thérapie cognitive comportementale pour traiter mon problème récurrent de sommeil. De quessé? Comme la plupart d’entre vous, je n’avais jamais entendu parler de cette approche. En fait, celle-ci vient des théories de l’apprentissage et permet grosso modo de modifier des comportements non désirables ou encore des pensées suscitant des émotions négatives et nuisibles. « Wow! », vous exclamerez-vous. Et vous aurez entièrement raison.

Pour moi, cette approche a tout changé! Littéralement. Je m’étais « confortablement » installée, entre autres, dans un schéma d’exigences élevées, et ce, depuis que je suis entrée à l’école primaire. Un schéma, c’est en quelque sorte un pattern qu’on répète depuis toujours, en réaction à une situation qu’on a vécue ou dont on a été témoin. On peut simplement y adhérer, le fuir ou encore le contre-attaquer. En ce qui me concerne, je n’y ai pas juste adhéré, je me suis complètement noyée dedans.
 
Crédit : Christopher Campbell/Unsplash

La beauté de l’approche, c’est que quand vous saisissez ce qui fait en sorte que vous êtes prisonnier.ère d’un tel schéma, vous comprenez aussi que vous avez le pouvoir de vous en libérer. Adieu impuissance! #PireSentimentEver Avec l’aide de mon thérapeute — l'aide d'un.e professionnel.le peut être salvatrice et il ne faut pas hésiter à faire appel à une ressource extérieure —, j’ai fini par déconstruire mon schéma, une réaction nocive à la fois, jusqu’à lui dire ciao bye!

Crédit :  Giphy
 
En fait, depuis le primaire, je fais ce qu'on appelle de l’anxiété de performance. En gros, j'ai toujours cherché à être parfaite. Ouin, juste ça! J’essayais de performer dans tout ce que j’entreprenais, du travail scolaire à ma nouvelle relation d’amitié en passant par une simple recette de pâtes. Vous voyez le genre? C’est tellement épuisant, essayer d’être la meilleure dans tout... Je ne peux pas affirmer que ça ne m’a apporté que du négatif, ce serait mentir. Ça m’a à la fois menée extrêmement loin dans mon parcours universitaire et dans ma vie professionnelle (et j'en suis fière!), mais ça m’a aussi rendue malade. Nous reparlerons de tout ça dans un prochain article, si vous le voulez bien.

Si vous vous sentez interpelé.e.s, que vous avez l’impression d’être aux prises avec un tel schéma vous aussi, n'hésitez pas à demander de l’aide. Je vous conseille également la lecture de ce formidable bouquin qui m'a permis de démystifier l'approche cognitive comportementale et de comprendre comment me défaire de mes propres schémas : Je réinvente ma vie : vous valez mieux que vous ne pensez.

De rien!