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Limites anormales? La nécessité de mettre sa santé mentale en priorité

Crédit photo : Eli DeFaria/Unsplash
Limites anormales? La nécessité de mettre sa santé mentale en priorité
Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, la fin de 2017 (ou plutôt la dernière moitié) a été assez éprouvante. J’ai dû faire certains choix déchirants pour préserver ma santé mentale. J’étais au point où la santé mentale est devenue une priorité plus que nécessaire et non pas une saine habitude de vie comme se coucher tôt et manger moins de chips
 
Je ne sais pas si c’est parce que j’ai dû compenser avec un TDA/H longtemps sans le savoir que j’ai appris à travailler plus fort pour atteindre mes buts, ou parce que je suis dure envers moi-même, mais j’ai bien du mal à m’avouer « vaincue » lorsque je n’en peux plus. La réponse est possiblement un mélange de tout ça… Je me mets des objectifs assez élevés, je voudrais tous les accomplir, et en plus, que tout le monde soit bien autour de moi. Personne de fâché.e et surtout, personne de déçu.e. Cette attitude m’a permis d’être la personne persévérante que je suis, mais je pense que je dois aussi apprendre à lâcher prise quand c’est nécessaire.
 
Pendant les vacances de Noël, j’ai réalisé que malheureusement je n’avais simplement plus le choix de mettre le reste de côté pour prioriser une personne que je laissais peut-être trop souvent de côté : moi. Même si j'avais réussi à me reposer, j’ai décidé que je ne me laisserais plus le choix. Je n'allais plus négliger ainsi ma santé mentale, il fallait que je trouve un moyen d’accomplir mes objectifs sans me rendre plus à bout que je ne l’étais déjà.
Crédit : Giphy
 
Malgré le TDA/H, et malgré le fait que ça puisse faire en sorte que certaines de mes limites soient probablement plus grandes que celle des autres, il faut que je les respecte. Ces limites font partie de moi et tenter de les faire taire n’aidera pas ma cause…
 
Les personnes neurotypiques n’ont probablement pas les mêmes limites. Peut-être qu’ils.elles n’ont pas constamment l’impression d’être à part des autres, de devoir fournir toujours plus d’efforts,d’être inadéquat.e.s, et plus encore... N’en demeure pas moins que tout le monde a ses limites et doit les respecter et surtout, s’arranger pour les faire respecter.
 
Être conscient.e de nos limites ne veut pas dire s’avouer « vaincu.e », au contraire. Ça veut plutôt dire bien se connaître et faire preuve de bienveillance envers soi quand vient le temps de dire « là c’est assez ». Autrement dit, ça veut simplement dire de mettre en place les conditions les plus optimales pour réussir. Ça m’a pris du temps à comprendre. Je crois que je n’ai d’ailleurs pas fini d’intégrer cette leçon fondamentale, mais je dirais que c’est un long processus au travers duquel j'avance.
 
Tranquillement, je réalise aussi que ma perception de l’échec fait gravement défaut. Quand je souhaite faire quelque chose, c’est comme si je devais absolument rencontrer les attentes que je m’étais fixées au départ. Sinon, c’est un échec total. J’aimerais être en mesure de me dire « ce n’était pas comme je l’espérais, je dois continuer de travailler tel aspect, mais j’ai bien réussi telle chose ». Avoir une vision plus nuancée, t’sais. Dans le fond, j’aimerais être capable de me féliciter, même si tout ne s’est pas déroulé exactement comme je l’espérais.
 
Ma résolution pour 2018 sera donc la suivante : ne plus jamais mettre ma santé mentale de côté. Je vais très fort probablement avoir d’autres rough patches dans l’avenir, et je ne serai probablement pas la championne de la santé mentale à l’année longue. C’est correct. Je vais toutefois m’efforcer de garder « santé mentale » au sommet de ma liste de priorités.
 
 
Crédit : Giphy